mercredi 19 février 2014
mercredi 12 février 2014
enfance #2
"Frayeur de l'enfance. Drames de l'enfance que nul ne soupçonne et qui laissent des traces profondes chez l'adulte en qui survit l'enfant. Car celui-ci ne vieillit pas, ne disparaît pas. Il demeure en celui ou celle qui le prolonge."
Apaisement : journal VII (1997-2003) de Charles Juliet
lundi 10 février 2014
je dors
Depuis deux jours et deux nuits je dors dans ma demeure intérieure où le repos reconstruit l'émerveillement je dors.
J'ai laissé mes habits en tas
sur le sol posé mon sac
portable déconnecté
je dors.
Je dors et parfois je devine le jour derrière mes paupières fermées. Je n'ouvre pas les yeux. Je dors.
Je dors et parfois je me réveille au milieu de la nuit c'est le jour de l'autre côté du monde affairé. Je regarde l'heure et me retourne. Je dors.
Depuis deux jours et deux nuits je dors.
L'heure de mon réveil comme celle de mon lever n'appartient qu'à mon corps.
Pour le moment je dors.
Belle au bois dormant moderne je dors
fatiguée par la vie que l'on se fait je dors
sans aucune envie d'être réveillée je dors.
Avant d'entreprendre quoique ce soit, je dors.
J'ai laissé mes habits en tas
sur le sol posé mon sac
portable déconnecté
je dors.
Je dors et parfois je devine le jour derrière mes paupières fermées. Je n'ouvre pas les yeux. Je dors.
Je dors et parfois je me réveille au milieu de la nuit c'est le jour de l'autre côté du monde affairé. Je regarde l'heure et me retourne. Je dors.
Depuis deux jours et deux nuits je dors.
L'heure de mon réveil comme celle de mon lever n'appartient qu'à mon corps.
Pour le moment je dors.
Belle au bois dormant moderne je dors
fatiguée par la vie que l'on se fait je dors
sans aucune envie d'être réveillée je dors.
Avant d'entreprendre quoique ce soit, je dors.
mercredi 29 janvier 2014
Lecture
Le bonheur de trouver ce livre par hasard un samedi dans une petite
bibliothèque, de savoir qu'on peut trouver ce genre de livres de poésie
dans une annexe de quartier en pied d'immeuble un après-midi de
novembre.
La langue simple de Marie Huot tisse des images qui résonnent longtemps en nous comme « cet arbre d'inquiétude qui agite ses branches / à l'intérieur de nos corps ». C'est l'amour qu'elle explore poèmes après poèmes, mais ici rien de lyrique ou de déclamatoire, non, il s'agit de l'amour dit très simplement avec la sémantique de la forêt, du végétal et du monde animal, et «Il y en a pour toutes nos bouches / nos goûts la nature. ».
La langue simple de Marie Huot tisse des images qui résonnent longtemps en nous comme « cet arbre d'inquiétude qui agite ses branches / à l'intérieur de nos corps ». C'est l'amour qu'elle explore poèmes après poèmes, mais ici rien de lyrique ou de déclamatoire, non, il s'agit de l'amour dit très simplement avec la sémantique de la forêt, du végétal et du monde animal, et «Il y en a pour toutes nos bouches / nos goûts la nature. ».
vendredi 24 janvier 2014
de la nuit
"J'attends la nuit, mais pas pour oublier, je vais pouvoir penser n'importe comment à tout."
James Sacré
mardi 14 janvier 2014
un lieu sûr
"Car, c'est une certitude, il y a aussi en chacun un lieu de délivrance à chercher ou à bâtir, (...), une grande demeure où le repos reconstruit l'émerveillement"
Jean-Christophe Ribeyre lisant Gilles de Obaldia
dans Écrit(s) du Nord n° 23-24
mercredi 8 janvier 2014
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