lundi 27 avril 2015
non non non et non
non pour tout pour un oui pour un non sans raison ni explications non non et non pour grandir non non et encore non pour s’affirmer et pleurs s’il le faut tout jeter par terre non non et toujours non ce n’est pas le moment des oui ni des bon d’accord à presque quatre ans on sait bien déjà ce qu’on veut et l’adulte n’a qu’à bien se tenir non de non !
lundi 16 mars 2015
mon âme fontaine
mon âme fontaine
a besoin d'un climat chaud
pour moins déborder
voire de canicules estivales
pour que s'évaporent les eaux mortes
liquides salés de mes mers intérieures
a besoin d'un climat chaud
pour moins déborder
voire de canicules estivales
pour que s'évaporent les eaux mortes
liquides salés de mes mers intérieures
vendredi 27 février 2015
Langue terre
J'ai les mots
malhabiles
la langue lourde
mal
dégrossie
dans l'urgence de
dire
mais parfois une
fulgurance
un retour à
l'enfance
de la langue
mercredi 25 février 2015
ce dimanche à Oudon
Derniers carnets qui seront présentés avec les boites à mots à Oudon ce dimanche 1er mars dans l'enceinte du château...
plus d'info sur le jardin des créateurs à Oudon
et quelques nouveautés faites avec ce papier à la colle des Musardises d'Hippocrène
trouvé récemment au Salon du Livre et de ses Métiers d'arts de Montreuil Bellay
plus d'info sur le jardin des créateurs à Oudon
jeudi 19 février 2015
En lisant... Mireille Fargier-Caruso
Décharge n° 162 - Mireille Fargier-Caruso, présentée par Brigitte Gyr.
Et d'abord constater avec dépit que je n'ai pas un seul livre de Mireille Fargier-Caruso dans ma bibliothèque, même pas son livre paru au Dé Bleu.
"je ne possède rien si ce n'est la patience
je protège cette trouée vers la mer"
Même la nuit persiennes ouvertes - Dé Bleu, 1998
Et d'abord constater avec dépit que je n'ai pas un seul livre de Mireille Fargier-Caruso dans ma bibliothèque, même pas son livre paru au Dé Bleu.
"je ne possède rien si ce n'est la patience
je protège cette trouée vers la mer"
Même la nuit persiennes ouvertes - Dé Bleu, 1998
"Assise sur le pas de la porte
Tu te retrouves chez toi dans l'odeur du figuier
Tu te retrouves chez toi dans l'odeur du figuier
L'enfance avec ses grillons
Le temps sa démesure"
(Inédit)
Le temps sa démesure"
(Inédit)
Sut la nature :
" Les arbres donnent une réponse au temps, ils nous réconfortent par leur entêtement à recommencer saison après saison" et je pense à chaque fin d'hiver à l'intense besoin d'arbre qui me traverse et l'immense reconnaissance que j'ai pour le mimosa et ses cascades de jaune dans les rues de la ville. Lorsque j'allais travailler à pied, je me souviens de son odeur dans les rues de la banlieue endormie. Les arbres, contre lesquels adosser notre besoin de renouveau, se déplier et laisser surgir... réaffirmer notre lien fondamental avec le monde profond.
Détour par Guillevic :
"La poésie est une réponse qui interroge."
"Ecrire c'est creuser dans du noir"
Et je pense bien sûr au noir qui deborde et au besoin pressent d'écrire et de lire pour ne pas s'y noyer.
Sur l'écriture :
"Écrire, c'est à la fois s'accompagner et sortir de soi."
"Oui, la poésie est bien une réponse qui interroge et ce travaille sur la langue, cette acuité du regard sur soi, sur le monde, crée un espace intime qui - lorsqu'il est juste bien sûr - parle aux autres, espace libre qui devient commun et sans limite où parle le désir."
Et maintenant seulement, en lisant ce ver "Manque de toute sa chair un monde qui serait le nôtre", je comprends que Mireille Fargier-Caruso ne m'est pas inconnue, qu'elle m'a accompagnée chaque jour pendant des années sans que je connaisse ni l'oeuvre, ni le poète. Quotidiennement, j'ai posé les yeux sur le poème dont est extrait ce ver, carte postale des éditions Paupières de terre accrochée sur le mur au buro. Combien de fois, découragée par le manque de souplesse de l'administration et l'univers rétréci du buro, ai-je murmuré mentalement ce dernier ver ? Il était comme une voix dans ma solitude qui me répétait : Vois tu n'est pas seule puisque quelqu'un a pu écrire cela...
Où est donc cette carte, maintenant que j'ai quitté ce buro-là ?
" Les arbres donnent une réponse au temps, ils nous réconfortent par leur entêtement à recommencer saison après saison" et je pense à chaque fin d'hiver à l'intense besoin d'arbre qui me traverse et l'immense reconnaissance que j'ai pour le mimosa et ses cascades de jaune dans les rues de la ville. Lorsque j'allais travailler à pied, je me souviens de son odeur dans les rues de la banlieue endormie. Les arbres, contre lesquels adosser notre besoin de renouveau, se déplier et laisser surgir... réaffirmer notre lien fondamental avec le monde profond.
Détour par Guillevic :
"La poésie est une réponse qui interroge."
"Ecrire c'est creuser dans du noir"
Et je pense bien sûr au noir qui deborde et au besoin pressent d'écrire et de lire pour ne pas s'y noyer.
Sur l'écriture :
"Écrire, c'est à la fois s'accompagner et sortir de soi."
"Oui, la poésie est bien une réponse qui interroge et ce travaille sur la langue, cette acuité du regard sur soi, sur le monde, crée un espace intime qui - lorsqu'il est juste bien sûr - parle aux autres, espace libre qui devient commun et sans limite où parle le désir."
Et maintenant seulement, en lisant ce ver "Manque de toute sa chair un monde qui serait le nôtre", je comprends que Mireille Fargier-Caruso ne m'est pas inconnue, qu'elle m'a accompagnée chaque jour pendant des années sans que je connaisse ni l'oeuvre, ni le poète. Quotidiennement, j'ai posé les yeux sur le poème dont est extrait ce ver, carte postale des éditions Paupières de terre accrochée sur le mur au buro. Combien de fois, découragée par le manque de souplesse de l'administration et l'univers rétréci du buro, ai-je murmuré mentalement ce dernier ver ? Il était comme une voix dans ma solitude qui me répétait : Vois tu n'est pas seule puisque quelqu'un a pu écrire cela...
Où est donc cette carte, maintenant que j'ai quitté ce buro-là ?
mardi 17 février 2015
enfance #14
Aujourd'hui, mettre au monde un enfant — tout comme faire son deuil d’ailleurs, ne doit pas empêcher de vivre comme avant, au contraire, il ne faut ni mollir, ni ralentir et surtout pas s’arrêter. Il faut rester efficace, productif, garder les mêmes envies et désirs d’avenir alors que rien n’est plus pareil.
lundi 16 février 2015
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