mardi 29 avril 2014

comment ils continuent ?

le matin souvent je me demande comment ils continuent 
et rate la sortie du périph' en cherchant les réponses possibles
- en s'attachant à mille petits plaisirs genre la première gorgée de bière ?
- grâce aux récits intérieurs qu'ils se font de leur vie ?
- parce qu'ils ne pensent plus ?
- en si disant qu'il y a pire ?
- parce qu'ils ont peur ?
- par paresse
- parce que c'est plus facile que de tout arrêter 
et puis arrêter quoi ?
Je me gare en retard devant le buro. Ne suis-je pas en train de continuer moi aussi ?

vendredi 18 avril 2014

enfance #8

il y a les mères cris-travaillent 
et les mère cris-au-foyer 
quoiqu’on fasse et où qu’on aille 
les cris des mères restent 
– harpies hurlantes 
et les pères ne protègent rien

mardi 1 avril 2014

petits carnets de printemps



et hop ! un bout de tapisserie récupérée et la collection printemps s'invente en rouge et blanc...


samedi 22 mars 2014

enfance #7

"Pour comprendre notre attachement au monde, il faut ajouter à chaque archétype une enfance, notre enfance. Nous ne pouvons pas aimer l’eau, aimer le feu, aimer l’arbre sans y mettre un amour, une amitié qui remonte à notre enfance. Nous les aimons d’enfance. Toutes ces beautés du monde, quand nous les aimons maintenant dans le chant des poètes, nous les aimons dans une enfance retrouvée, dans une enfance réanimée à partir de cette enfance qui est latente en chacun de nous. Ainsi, il suffit du mot d’un poète, de l’image neuve mais archétypement vraie, pour que nous retrouvions les univers d’enfance. Sans enfance, pas de vraie cosmicité. Sans chant cosmique, pas de poésie. Le poète réveille en nous la cosmicité de l’enfance."

Gaston Bachelard, La poétique de la rêverie, Paris, Presses Universitaires de France, collection « Quadrige », 1993, p. 109. 

enfance #6

pour réconforter des cris de la mère
— et aussi se rassurer 
l’enfant offre des fleurs au père 
cueillies sauvages
dans l’herbe rase de l’été

vendredi 21 mars 2014

enfance #5

L'enfant ne connaît pas la peur ; adulte il ne vivra plus qu'avec elle.